Get over it.
Le monde à l'envers. On est dimanche et je m'active. Parce que ça va cinq minutes de rien faire ( 5 jours en vérité).
J'ai soit pas dormi du tout, soit par tranche de 16heures. Je me suis fâchée avec plein de gens. J'ai écouté mes 19 messages cumulés en une semaine de téléphone aphone. J'ai beaucoup ri. Un peu pleuré.
J'ai essayé de bosser, mais au milieu des dérivés&Formules super importants, mes amis se glissaient. Et c'était donc complètement désordonné. Ben oui, ils me ressemblent hein.
Sinon dans le style incroyable mais vrai, à la boulangerie alors que j'allais suicider mon jean nouvellement remettable à coup de pains au chocolat, un couple devant moi discutait:
- "T'as pensé à enregistrer le prime de la Star Ac hier soir ? Déjà qu'ils l'ont décalé".
- "Euh...non, on allait chez ma mère".
- "Mais t'abuse putain, je fais l'effort d'aller chez ta mère et toi rien"
Finalement ma vie est géniale. Parce que je veux bien qu'on aime, mais qu'on ne puisse pas s'en passer au point de l'enregistrer… (bouh cay mal l'intolérance télévisuelle). Enfin toujours est-il que du coup, j'avais plus besoin de bonheur sucré (version officieuse, je les ai mangé quand même mes viennoiseries).
Et puis là, le drame: j'ai pensé. Oui tout à fait. Parce que quand je veux, je peux. Le problème majeur étant quand je ne veux pas et que cela veut quand même. Un dilemme pas si équivoque que cela. Un dilemme incertain. Mon mien, de dilemme.
On peut faire mille choses pour tromper sa p'tite voix intérieure. Travailler (version érudite), boire et fumer (version junkie), ranger (version maniaque), faire l'amour (version nympho), ne rien faire (version déprimée), faire du sport (version musclée), regarder des DVDs (version oscarisée). Ou bloguer (version moi).
Ce soir il y a du Radiohead qui tourne en boucle. Des souvenirs qui plagient. Et moi qui me dis que quand je ne sais pas quoi faire, je devrai pas écrire. Parce que pour tout étouffer, je noie le sacro saint coup de blues dans des bêtises. De toute manière hein, la seule chose qui pourrait me faire fuire, c'est qu'on me dise que je deviens intello. Parce que c'est vrai, c'est pas drôle ça, parce que les gens ils s'attendent toujours à ce que tu sortes un truc super-méga-chouette-huhuuuu (oups j'ai dérapé) plein de bon sens, de matière grise et de neurones.
Et puis à un moment, tu sèches, alors tout le monde est déçu et tu es tellement triste que tes rêves disparaissent (et avoue que c'est gênant de t'entendre t'écrier : "PARAISSENT" "PARAISSENT") (ok, c'était nul) (pour ceux ce qui auraient pas compris disparaissent ==> dis: paraissent).
La vérité c'est que comme 6milliards de personnes, je doute (même celui qui fait comme si il ne le faisait pas. Oui oui, toi). Petites bulles d'inconnu qui résiste aux aiguilles de mes réformes, de mes décisions et des obligations.
Mais la vérité aussi, c'est que je ne doute pas tant que ça. Parce qu'il y a toujours un moment de la journée où tout va bien. Ou l'avenir se dessine de lui-même. Ou les protagonistes répondent à l'appel. Où je bouffe le monde d'un regard. Ou leurs paroles sont aussi lourdes que des plumes. Ou bien au contraire aussi solide qu'un rocher. Selon l'envie, la foi et la confiance.
Une petite vie normale domiciliée dans un esprit improbable, soumise aux tempêtes internes. Ou bien alors serait-ce des tempêtes qui éclatent dans une petite vie normale. Je ne sais pas. Mais il est déjà trop tard. Je ne pense plus. Ou si peu.
Et oui, la prochaine fois je ferai moins long, promis.
Par -Angie- | Avant | Dimanche 20 Novembre 2005, 16:20 | Après | Bonbons sucrés | aucun commentaire
