Petite Parenthèse Alcoolisée.
Attention c'est un peu long, mais bon.
-J'ai été amoureux de toi comme jamais. Par contre j'ai énormément de mal à te cerner. Et c'est vrai que je suis paumé avec toi. Tu oses pas blesser. Que ce soit avant quand j'étais amoureux de toi ou là, dessuite. Mais pourtant tu restes à part, et assez inoubliable il faut le dire.
-Je comprends pas que tu tiennes toujours ce discours, vu le mal que j'ai pu te faire. Et puis, bien sur, quand je repousse ça cache quelque chose; mais je ne le fais pas à moitié. Je suis mal formatée et j'ai peur de souffrir.
-Tu l'es trop bien, plutôt. Et puis tu crois rien de ce qu'on te dit, mais merde regarde toi. Par exemple tu es trop belle. Et je suis sincère. J'ai pas l'habitude de mentir.
-Bah pour le moment, je suis loin de m'aimer.
-Mais putain arrête de te dévaloriser. Tu es trop jolie. T'es trop. Trop. Je sais pas comment le dire merde; parce que quoi que je dise, tu ne me croiras pas.
Sourire gêné. Regard dans le vide.
-Je t'ai jamais oublié. Si des fois tu repenses à ces moments là avec nostalgie, tout ce qu'il te reste c'est des regrets. Moi, c'est des sentiments. Je les ai masqué, je suis sorti avec pas mal de monde, j'ai fait pas mal de boulettes; mais ça m'a permis non pas d'oublier, mais de penser à autre chose. Mais il me reste toujours les sentiments. Ils sont toujours là, et ce putain de pincement au cœur. Mais j'ai l'habitude maintenant. Mais sinon, bah je ne sais pas.
-Non mais un jour, il faudrait que je me décide à être quelqu'un de bien. Je suis tellement effrayée à l'idée de souffrir que je fais tout pour brouiller les pistes. En faisant les autres se perdre eux-mêmes, faute de courage. En manipulant parfois. Tu connais ça, toi. Je détruis beaucoup les gens qui m'approchent de trop près, quand je ne l'ai pas décidé.
-Non tu détruis rien, tu te construis ta bulle, c'est tout. Normal. Chacun son moyen de le faire. Toi quand tu es en public, bah tu te la pètes pas, tu restes comme tu es. Il y en a qui font les warriors, alors que tu sais aussi bien que moi que le soir quand ils se regardent dans la glace chez eux, ils voient la même chose que nous. Un pauvre type qui s'invente son monde. On est tous les même, putain merde.
-Tu te souviens, la première fois où je suis venue t'agresser ? On se connaissait pourtant depuis quelques années.
-Oui, je m'en souviens. C'était pendant une fête avec Guillaume. Dans une boîte. Moi qui était alors le résidu de mon agoraphobie, qui avais peur du monde et des grands espaces vides. Je te voyais surtout comme une amie, comme la copine de ma soeur en particulier.
-Ben j'ai du te faire peur.
-Non. Bizarrement, non je te connaissais mais y'avait autre chose. Je sais pas pourquoi.
[…]
-Quand t'es partie, ça a été un drame pour moi. Et même si tu l'as pas non plus vécu au mieux que tu le pouvais, quand tu penses à moi, c'est dans un certains contexte. Tu penses à moi là-bas, en Corse. Alors que moi là-bas, c'était pas totalement moi. Tu penses à moi dans un contexte où tu étais dans ta bulle, où tu étais entourée par d'autres que moi. Alors que moi, c'est à TOI que je pense. C'est à mademoiselle [censuré] , toute fragile et toute timide. La fille qui m'a fait voir des trucs que j'avais jamais vu.
-Je t'ai fais voir quoi ? Un caractère gronchon ? :]
-Je ne pourrai pas t'expliquer. Un truc, une personnalité, une façon de vivre, de penser, un truc qui me plait, ton monde, une sensualité. Un caractère qui ne te conviens pas peut-être; mais qui est mon idéal, tout simplement. Des filles comme toi, ça ne court pas les rues. Je sais que tu penses d'une autre façon, mais moi je te trouve fantastique.
-Bon je confirme, il faut que tu me re-traites de salope. C'est beaucoup mieux en fait.
Et ils sourirent. Ils se comprenaient. Parce que l'amitié au moins pour ces deux là, c'est inné.
Comprenne qui pourra et advienne ce qu'il adviendra.
Aimer les petits contes de fée des temps modernes. Les pastiches de comédies romantiques en plus maladroit et plus collant. Des petits boûts de vie. Avec avis caniculaire sur le paquet de guimauve. Voilà.
Par -Angie- | Avant | Vendredi 25 Novembre 2005, 11:19 | Après | Bonbons sucrés | aucun commentaire
