I'm wasted...
Aujourd'hui j’ai recroisé un jeune homme d’il y a longtemps. Très longtemps même. C’est amusant comme ça peut tout remettre en question. Parce que tu refais le chemin que tu as parcouru depuis la dernière fois où tu l’as vu. C’est ce que tu te prends dans la tête au fil des années qui te forge le plus. Ou non qui te fait changer. C’est les rencontres qui te font grandir. Et puis la perte de l’innocence, la réalité et toutes ces choses que tu essaies de contrecarrer avec tes autobus jaunes, ton besoin de musique, les extrêmes avec lesquels tu flirtes, les romans que tu dévores et ta boulimie de tout voir, tout savoir.
C’est ta tendance à brûler la vie par les deux côtés et de n’aimer que ce qui secoue en dedans, sinon ça n’en vaut pas la peine.
C’est apprendre à lâcher prise et à se foutre de toi-même, parce que t’es une jeune fille parmi tant d’autres. Et que ça te va. C’est un truc de recherche identitaire la démarcation, non ?
Je repensais à lui parfois. A croire qu’il avait compté. Vraiment compté. A croire que ça avait grandi avec moi, quelque part dans un coin de ma tête. C’est pas comme si c’était réciproque à l’époque remarque. Sinon on aurait eu une histoire plus ou moins longue, une histoire de jeunesse qui finit d’une façon sordide. Parce qu’à cet âge là on se connaît tellement peu, et on y connaît tellement rien que c’est souvent le cas.
A la place mes souvenirs se sont cristallisés, j’ai oublié les mauvais moments, ceux où je m’étais sentie tellement transparente. Je lui ai ressorti chaque petite anecdote qui me revenait. Je me rappelle généralement beaucoup mieux du passé que de ce qui est arrivé ces derniers mois.
Il est dans une de ces périodes charnières où l’on passe des études au travail ; avec tout ce que ça implique. Dans une de ces périodes où c’est quasi obligatoire de faire évoluer les choses pour qu’elles aillent avec les changements à venir. Oué, une période où s’est un peu le foutoir et où tout reste à faire.
Parce que comme on disait l’autre jour ; dans un film hollywoodien on aurait été célibataire, on se serait tombé dans les bras, on se serait découvert, on aurait bouffé le monde parce que, oui-oui-oui, pt’ain, ça aurait tellement pu être ça. Tu sais quand l’appel de l’autre est trop fort. Quand tu peux être dans n’importe quel endroit tu l’emmènes avec toi. Parce qu'à en avoir rêver ça s'est inscrit dans ta chair. On aurait pris des polaroïds de nous sur une plage et plein de trucs dans le genre.
On se serait fabriqué de nouveaux souvenirs en fait. Mais bon, non hein. Ca ne marche pas comme ça.
Say goodbye to the world you thought you lived in ...
Par -Angie- | Avant | Jeudi 7 Juin 2007, 21:19 | Après | Past | 2 commentaires
par -Angie-, le Samedi 9 Juin 2007, 14:04
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merci :)
et euh...merci :) même si je supporte de moins en moins cette banderole...
et pour les fraises tagada, même chose, c'est vital :p

Commentaires
1 -par inconsciente, le Jeudi 7 Juin 2007, 21:46 Répondre à ce commentaire