Un titre qui se fait la malle...
...et un article qui déballe
J'ai plus
confiance en ce que je dis. J'ai plus confiance en ce que je fais. Et
je n'ai même plus confiance en ce que j'écris. Je me cache derrière des
tee shirts trop grands. De toute manière il y a de moins en moins à
voir. Même pas par conviction. Juste par fatalité. Cette foutue
fatalité qui m'a toujours donné envie de m'effacer. Alors quand j'en ai
marre de lui tirer la langue, ben je la laisse s'installer. Vas-y dis
moi que je ne suis qu'une pauvre conne tous les matins dans le miroir.
Vas-y ma grande, gave toi.
De toute manière tu t'es installée il y a longtemps maintenant. Sorte d'ombre qui a fini par devenir la mienne au fil des jours. Tu te souviens ? Mais si vas-y, fais un effort. Tu as éteint la lumière. Moi j'ai cru que tu voulais m'aider. Que si je t'écoutais, j'aurai plus mal au fond du ventre. J'aurai plus froid en plein soleil. Que tu allais réparée cette petite coupure qu'on m'avait fais.
Et puis comme tu m'as trompé, je trompe mon monde. "Bonjour je m'appelle Julie, je donne des noms aux nuages, je suis une chieuse qui râle tout le temps. J'ai des coups de blues, mais je maîtrise. Je suis aussi rêveuse que cynique. J'ai plein de défauts et si on gratte un peu quelques qualités. Je ne peux pas m'empêcher de me poser sur les épaules des gens. Au ciné, devant un film, allongée dans l'herbe. Parce que je me laisse un p'tit peu porter.
Et l'autre côté? Ben oui, l'autre. C'est un peu facile de ne balancer que ça. De retenir ce qui brille moins. Les peurs, les angoisses, les phobies. Cette chose qu'on a jamais osé dire. Oui cette chose là.
Et c'est étrange, cette sélection. Elles sont où les soirées où je finis dans un coin en boule, ivre. Et celles où je paniquais tellement que Marc était obligé de venir. Et pourquoi je ne raconte pas comment je trompe les autres en disant que je suis bien dans mes baskets ? Parce que personne croirait que même les jours où je mets cette si petite jupe avec mes bottes je ne me supporte pas. Il n'y a guère que Lui qui le voit.
Lorsque d'un coup je m'arrête de rire. D'une façon un peu glauque. Et quand au contraire j'ai de la joie pour quinze. Où je crierai au monde à quel point il est beau. Où je joue. De tout. De lui. De nous. Et tellement d'eux.
Pourquoi je n'ai jamais confiance. C'est vrai je raconte du vide ici. Je ne prends jamais partie. Ou si peu. J'ai peur du jugement. Ou peur qu'on me prouve que j'ai tord.
Bon voilà c'est dis. Demain matin je me réveillerai heureuse. Et ça vaut bien ce déballage de sentiments. Ou du moins j'espère. Parce que les pots de nutella ne suffisent plus. Ah non, il y a toujours ces minutes où je m'endors la fenêtre tellement grande ouverte que je vois les étoiles et les immeubles dans le fond. Avec les lumières qui s'allument et s'éteignent et qui, lorsqu'on les fixe trop longtemps, deviennent des taches.
L'air est frais. La vie est calme.Pas moi.
[Edit de moi à moi] Louloute, t'es pitoyable :/
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De toute manière tu t'es installée il y a longtemps maintenant. Sorte d'ombre qui a fini par devenir la mienne au fil des jours. Tu te souviens ? Mais si vas-y, fais un effort. Tu as éteint la lumière. Moi j'ai cru que tu voulais m'aider. Que si je t'écoutais, j'aurai plus mal au fond du ventre. J'aurai plus froid en plein soleil. Que tu allais réparée cette petite coupure qu'on m'avait fais.
Et puis comme tu m'as trompé, je trompe mon monde. "Bonjour je m'appelle Julie, je donne des noms aux nuages, je suis une chieuse qui râle tout le temps. J'ai des coups de blues, mais je maîtrise. Je suis aussi rêveuse que cynique. J'ai plein de défauts et si on gratte un peu quelques qualités. Je ne peux pas m'empêcher de me poser sur les épaules des gens. Au ciné, devant un film, allongée dans l'herbe. Parce que je me laisse un p'tit peu porter.
Et l'autre côté? Ben oui, l'autre. C'est un peu facile de ne balancer que ça. De retenir ce qui brille moins. Les peurs, les angoisses, les phobies. Cette chose qu'on a jamais osé dire. Oui cette chose là.
Et c'est étrange, cette sélection. Elles sont où les soirées où je finis dans un coin en boule, ivre. Et celles où je paniquais tellement que Marc était obligé de venir. Et pourquoi je ne raconte pas comment je trompe les autres en disant que je suis bien dans mes baskets ? Parce que personne croirait que même les jours où je mets cette si petite jupe avec mes bottes je ne me supporte pas. Il n'y a guère que Lui qui le voit.
Lorsque d'un coup je m'arrête de rire. D'une façon un peu glauque. Et quand au contraire j'ai de la joie pour quinze. Où je crierai au monde à quel point il est beau. Où je joue. De tout. De lui. De nous. Et tellement d'eux.
Pourquoi je n'ai jamais confiance. C'est vrai je raconte du vide ici. Je ne prends jamais partie. Ou si peu. J'ai peur du jugement. Ou peur qu'on me prouve que j'ai tord.
Bon voilà c'est dis. Demain matin je me réveillerai heureuse. Et ça vaut bien ce déballage de sentiments. Ou du moins j'espère. Parce que les pots de nutella ne suffisent plus. Ah non, il y a toujours ces minutes où je m'endors la fenêtre tellement grande ouverte que je vois les étoiles et les immeubles dans le fond. Avec les lumières qui s'allument et s'éteignent et qui, lorsqu'on les fixe trop longtemps, deviennent des taches.
L'air est frais. La vie est calme.
Par -Angie- | Avant | Dimanche 2 Avril 2006, 20:18 | Après | Des Illusions | 2 commentaires
par paranoia, le Samedi 21 Octobre 2006, 14:58
Répondre à ce commentaireFinalement, on peux juste dire que tu es humaine. Qui s'est toujours aimé ? Personne ! Crois moi, tu traverses juste un mauvais moment. Ya la vie de l'autre côté du mur que tu te crée.

Finalement, on peux juste dire que tu es humaine. Qui s'est toujours aimé ? Personne ! Crois moi, tu traverses juste un mauvais moment. Ya la vie de l'autre côté du mur que tu te crée.
Commentaires
1 -par Poah-Poah, le Jeudi 13 Avril 2006, 22:43 Répondre à ce commentaire