Would you erase me ?

Des gouttes de pluie, un thé. Des mots qui viennent s’écrire presque tout seuls. Comme avant. C’est du shamallow. Trop sucré. Mais ce goût là a toujours ce p’tit côté rassurant.
C’est fou quand j'y a repensé ce que j’ai changé ces derniers mois.
On est con quand on a mal. Et on est con quand on va trop bien. Toutes ces choses on les connait par cœur. On les digère depuis la petite enfance. Et si on a des lacunes il reste toujours le rayon Epanouissement personnel de la Fnac. Hum.
Parce que, hein, on vit bien plus souvent comme on peut que comme on veut.
J’ai vu Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Je m’en suis toujours pas remise. Surement parce qu’à chaque mot qu’elle prononçait je me retrouvais. Je l’ai détesté d’ailleurs, elle. Ça faisait mal de voir son désespoir. Son désamour. On n’a pas le droit de demander aux autres de nous aimer à notre place. Ça implique trop de responsabilités, trop de reproches. Ça soulage un moment et puis on étouffe de n’être qu’un reflet dans une rétine. On finit vite par avoir envie de s’exploser la tête sur le carrelage de la salle de bain. Pour sentir que, ben ouai, on existe. Mais c’est pas très propre. Et on est bien trop sage. Alors on préfère oublier dans un verre, dans un ciel, dans des bras, dans des toilettes de boite de nuit ou la tête penchée au dessus des chiottes.
Je ne demande rien au monde mis à part qu’il me foute la paix. C’est pour tout le monde pareil et s’est encore plus vexant que d’être une paumée chronique.
Il me faudrait une boussole collée au fond du cœur parce que niveau sentiments c’est là que je me perds le plus souvent. Bien sur, il y a une évidence. Et pas n’importe laquelle puisqu’elle est un peu au centre de ma vie. Mais les autres. Toi, toi, toi et toi. Je ne sais pas où me placer dans vos vies, je ne sais pas comment on fait et j’ai encore plus la frousse d’essayer.
Je n’arrive plus à apprendre. Je ne suis bonne qu’à rêver. Je me secoue mais en fait ce n’est qu’illusion. Alors tous les matins je me regarde dans le miroir en sachant pertinemment que je vais décevoir. Que je ne suis pas cette demoiselle si irréprochable et gentille qu’ils le pensent. Rien de grave, sauf quand ces personnes là, tu les aimes.
Et évidement, c’est le cas.
Je joue des sous entendus, des contradictions et des provocations. Je veux casser ce que l’on croit connaitre de moi. Et tout ce que je parviens à faire c’est prouver à quel point je me bats contre moi-même. A quel point il y a cette putain de colère.
Paff, au fond du ventre.
Par -Angie- | Avant | Lundi 27 Février 2006, 18:29 | Après | Des Illusions | 3 commentaires
par -Angie-, le Mercredi 8 Mars 2006, 17:41
Répondre à ce commentaireMerci beaucoup :)

Merci beaucoup :)
Commentaires
1 -par Etoile-Filante, le Lundi 27 Février 2006, 20:24 Répondre à ce commentaire